
JEG - ART STUDIO
Art singulier
Art naïf
Outsider art
Art modeste
De mon âme à ton âme
Expression libératrice de la vulnérabilité
"Qui ne pleure pas ne voit pas." Victor Hugo
"Ceux qui pleurent, ce sont ceux qui savent." Maurice Maeterlinck
"Ce qu'elles - les larmes - font jaillir[…], ce ne serait rien de moins que l’aletheia, la vérité des yeux." Jacques Derrida
"Pleurer, c'est être capable d'émotion, c'est être encore dans l'humanité." Sarah Kane
Refusant l’anesthésie du sensible, le visage frontal, volontairement dépersonnalisé, s’efface pour atteindre une intimité qui dépasse l’individuel. Le regard se tient face au spectateur, instaurant un face-à-face sans détour, là où se cherche un lien. L’émotion s’y expose sans dissimulation.
Montrer les larmes, c’est soustraire l’émotion à l’effacement en la faisant apparaître dans le champ du regard, dans la continuité d’une pensée qui, de Aristote à Emmanuel Levinas, fait de l’exposition de l’affect un lieu de réalité plutôt qu’un simple aveu intime.
À une époque où la santé mentale devient un sujet central, l’affrontement direct de l’émotion demeure pourtant difficile. Les larmes, ici portées jusqu’à l’outrance, débordent ; leur excès empêche l’évitement et fait tenir l’émotion face au regard.
Lorsqu’elles deviennent dorées, la blessure n’est ni réparée ni effacée : elle est soulignée, à la manière d’un kintsugi, inscrivant l’émotion dans un processus de devenir.
























